Port-au-Prince – Dans un coup de théâtre électoral, le projet de décret électoral haïtien impose un obstacle colossal aux candidats indépendants à la présidentielle. Selon l’article 172, tout aspirant doit rallier 50 000 membres au CEP (Conseil Électoral Provisoire) pour valider sa candidature. Cette exigence draconienne, baptisée “seuil d’éligibilité”, pourrait-elle sonner le glas des outsiders?
Élection présidentielle Haïti 2026: le décret électoral vise à filtrer les candidatures, mais au prix d’une exclusion massive. Les candidats indépendants, souvent porteurs d’alternatives populaires, se heurtent à un défi logistique titanesque. Collecter 50 000 signatures authentiques dans un pays fracturé par l’instabilité? Une mission quasi-impossible sans machine partisane.
Critiques fusent: cette mesure favorise-t-elle les partis traditionnels? Le CEP Haïti justifie par la “sérieux des candidatures”, mais l’opposition crie au verrouillage démocratique. Suspense: le décret sera-t-il adopté? Les 50 000 signatures redéfiniront-elles l’arène politique haïtienne?
